Collégiale Saint-Martin Anjou - Conseil général de Maine-et-Loire

d'Intimité, d'Éternité, la peinture monumentale en Anjou au temps du roi René

du 6 octobre 2007 au 6 janvier 2008 D'Intimité, d'Éternité : la peinture monumentale en Anjou

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  • Vue intérieure
  • L'humanité souffrante aidant le Christ à porter la croix
  • Saint Sébastien
  • Vierge de Pitié accompagnée de deux anges et de deux femmes voilées
  • Poème
  • Ange à la colonne
  • Visage de l'ange

Feneu, chapelle des trois Marie du château de Montriou

Classée Monument Historique (10 octobre 1964)
Propriété privée ouverte à la visite sur rendez-vous

La terre de Montriou appartenait au XVe siècle à la famille de Beauvau Une des familles les plus importantes d'Anjou, elle tire son nom de la terre de Beauvau dépendant du marquisat de Jarzé. Cette famille de la noblesse angevine doit pour beaucoup son ascension sociale au roi René qui lui permit de sortir de l'anonymat de la noblesse provinciale en accédant aux plus hauts postes.. En 1484, la chapelle dédiée aux trois Marie - la Vierge et ses deux demi-sœurs, Marie Cléophas et Marie Salomé - chères au roi René, était achevée. L'ensemble de la chapelle paraît avoir été décoré par un même atelier autour de 1485.

Les peintures murales évoquent des thèmes liés à la piété de René. En effet, des anges porteurs des instruments de la Passion accompagnés de poèmes étaient disposés sur la voûte lambrissée et la scène de l'humanité souffrante aidant le Christ à porter la croix s'étendait sur toute la longueur d'un des murs. Ces deux thèmes furent choisis par Charlotte de Beauvau, fille de Bertrand de Beauvau, en raison des liens très forts qui unissaient sa famille au roi René.

Aujourd'hui, les peintures ayant subi de nombreux dommages, la couche picturale présente un aspect très usé et lacunaire qui rend la lecture délicate. Des témoignages du XIXe siècle permettent cependant de reconstituer le décor de la voûte : des anges, probablement au nombre de huit, portant les instruments de la Passion et accompagnés de poèmes en vers couvraient l'ensemble du lambris. Il n'en subsiste que cinq. Ce thème avait déjà été choisi vers 1460 par René pour orner les murs de la chapelle Saint Bernardin du couvent des Cordeliers.

L'humanité souffrante aidant le Christ à porter la croix orne un des murs de la chapelle. Derrière le Christ, détruit, douze personnages l'aident à porter une très longue croix parmi lesquels un prisonnier aux pieds entravés par des chaînes, un paysan avec des fouets sur l'épaule, un pèlerin avec un long bourdon, une veuve suivie d'un orphelin et quatre religieux mendiants.

À voir également sur le mur latéral gauche et autour de la fenêtre :

  • saint Maur avec sa pelle
  • saint Sébastien au corps criblé de flèches
  • une Vierge de Pitié accompagnée de deux anges et de deux femmes voilées.
 

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