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Collégiale Saint-Martin Anjou - Conseil général de Maine-et-Loire

d'Intimité, d'Éternité, la peinture monumentale en Anjou au temps du roi René

du 6 octobre 2007 au 6 janvier 2008 D'Intimité, d'Éternité : la peinture monumentale en Anjou

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  • Scène du Jugement dernier
  • Détail du Jugement dernier
  • Décor de rinceaux
  • Transfiguration du Christ
  • Jérusalem
  • Saint Christophe
  • Prophète avec symboles des évangélistes
  • L'aigle de Saint Jean
Cunault, Église Notre-Dame de Cunault

Cunault, Église Notre-Dame de Cunault

Classée Monument Historique (1840)
Ouverte au public

La prieurale église d'un prieuré, communauté religieuse dépendant d'une grande abbaye.Notre-Dame de Cunault conserve de nombreux décors ornementaux et figurés, peints tout au long du Moyen Âge. La plupart furent découverts à l'occasion des premiers travaux de restauration entrepris dans l'église, à la fin des années 1830, sous la direction de l'architecte saumurois Joly-Leterme Après des études d'architecture à Paris, Charles Joly-Leterme entame une carrière aux Ponts-et-Chaussées. Originaire de Baugé, il s'intéresse aux monuments de sa région natale et restaure l'église de Cunault en 1837. Il est alors nommé inspecteur correspondant de Maine-et-Loire en 1840 et gagne l'amitié de Mérimée. Attaché à la Commission des Monuments historiques jusqu'en 1879, il mène en parallèle une carrière d'architecte de la ville de Saumur (1841-1869) et d'architecte diocésain d'Angers (1848-1879).et de l'inspecteur des Monuments historiques, Prosper Mérimée. Nommé inspecteur général des Monuments historiques en 1834, il voyagea dans toute la France entre 1835 et 1838. Dans le Maine-et-Loire, il contribua à la sauvegarde de nombreux monuments, dont l'église de Cunault ou la collégiale Saint-Martin.

Parmi ces peintures, la scène du Jugement dernier placée dans l'absidiole sud du chœur et le saint Christophe sur une des colonnes de la nef suscitèrent un vif intérêt. Cependant ces décors, dont l'état de conservation était déjà médiocre au XIXe siècle, n'ont cessé de se dégrader non seulement du fait de la fragilité de la couche picturale liée à la technique d'exécution à sec, mais aussi des infiltrations d'eau.

Dans l'absidiole sud, de la scène du Jugement Dernier, il ne subsiste que la résurrection des morts avec deux anges sonnant de la trompette tandis que cinq personnages nus, hommes et femmes, sortent de leurs tombeaux. Dans cet espace, le décor ornemental et végétal est très important : des rameaux fleuris, des palmettes, des fleurettes se mêlent avec des motifs géométriques.

Les autres scènes situées dans la nef étaient destinées à la dévotion des fidèles qui fréquentaient l'église mais aussi aux moines qui pénétraient par la porte reliant l'église au prieuré. Au-dessus de cette porte se trouve la scène de la Transfiguration du Christ : le Christ en lévitation, entouré d'Elie et de Moïse, est accompagné des apôtres venus prier avec lui près de Jérusalem, représentée ici comme une ville occidentale fortifiée.

L'ensemble des peintures fut exécuté par un même atelier qui travailla à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, excepté le Saint Christophe exécuté au milieu du XVe siècle.

À voir également dans l'absidiole nord : le Messie entrevu par les sibylles, annoncé par les prophètes et proclamé par les évangélistes.

 

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