Collégiale Saint-Martin Anjou - Conseil général de Maine-et-Loire

d'Intimité, d'Éternité, la peinture monumentale en Anjou au temps du roi René

du 6 octobre 2007 au 6 janvier 2008 D'Intimité, d'Éternité : la peinture monumentale en Anjou

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  • Lambris du bras sud du transept
  • Écu aux armes d'ARagon
  • Armes du duché de Bar
  • Arc de la chapelle des anges
  • Détail d'un arc
Angers, collégiale Saint-Martin

Angers, collégiale Saint-Martin

Classée Monument Historique (21 janvier 1928)
Ouverte à la visite

La collégiale Saint-Martin fut peinte à plusieurs reprises au cours des siècles et l'une des campagnes les mieux conservées est celle de la fin du Moyen Âge. La surélévation des murs du transept grâce à la libéralité du roi René Fils de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon, il hérita du duché d'Angers en 1434. Il fut également comte de Guise, duc de Bar, duc de Lorraine, roi de Naples, comte de Provence, roi de Jérusalem et d'Aragon. Il épousa Isabelle de Lorraine en 1420, puis Jeanne de Laval en 1454. Il est le fondateur de l'Ordre du Croissant (1448). Il a profondément marqué l'Anjou en contribuant à son développement et notamment à la prospérité de la ville d'Angers. fut suivie d'une campagne de décoration : les murs furent couverts d'une simple imitation de pierres de tailles tandis que les voûtes recevaient un riche décor héraldique. discipline qui étudie les armoiries (les emblèmes de communautés ou de familles).

Ce décor s'organise de manière identique sur les charpentes lambrissées des deux bras du transept. Chaque voûte est ornée de sept bandes horizontales rouges décorées de bâtons écotés, emblèmes du roi René, et de quatorze bandes verticales aux armes d'Anjou moderne. Cette partition très dense de la voûte est rythmée par des écus armoriés placés dans des quadrilobes aux intersections des bandes. Les écus portent les armes de chacun des territoires du roi René. C'est avec une volonté politique nettement affirmée qu'il fit peindre vers 1471 ce décor ostentatoire.

Quelques années plus tard, Hermann de Vienne, doyen du chapitre de Saint-Martin et médecin du roi René, contribua également par ses largesses à enrichir la collégiale et choisit de se faire enterrer dans la chapelle des Anges, à proximité des deux premières arcades ornées de peintures. Les vestiges de décoration sont aujourd'hui à peine visibles. L'intrados partie intérieure et concave d'un arc, d'une voûte de l'arc était décoré comme le suivant d'une magnifique imitation d'étoffe à la grenade, avec des fleurs de chardons et de grandes feuilles. Ce décor fut probablement exécuté au cours de la décennie 1480-1490, avant le décès en 1491 d'Hermann de Vienne.

 

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