Conseil général de Maine-et-Loire Contact Accueil Site du Conseil général Crédits
 
Carte des retables
Qu'est-ce qu'un retable ?
Repères historiques
Biographies
Lexique
Informations

 

 

 



Biographies

Gervais I Delabarre
Nicolas Bouteiller
Antoine Charpentier
Denis Gledu
Pierre Biardeau
Pierre Corbineau
Sébastien-Johann Leysner

Gervais I Delabarre

Originaire de la région du Mans, il travaille en 1593 dans l'abbaye Saint-Serge d'Angers et selon l'abbé de Saint-Vincent du Mans, il est "l'un des plus excellents architectes du royaume".
En 1607, il succède au sculpteur parisien Pierre I Biardeau pour l'exécution du priant en marbre de Donadieu de Puycharic, le gouverneur d'Angers.
Entre 1606 et 1613, il travaille à divers travaux dans la cathédrale du Mans, fournissant notamment des sculptures pour le jubé et le cloître.
Entre 1615 et 1619, il réside à Poitiers et participe au décor de l'abbaye Sainte-Croix et à celui de la chapelle des Jésuites.
Entre 1620-1640, sa présence est attestée à l'abbaye de Beaumont-les-Tours, en 1619, à l'église du Puy-Notre-Dame. Il est également appelé à l'abbaye de Fontevraud où il réalise le mausolée de Robert d'Arbrissel, à Blois pour les sculptures (disparues) du maître-autel des Cordeliers (1624).

Gervais I Delabarre est à l'origine d'une nombreuse lignée d'artistes : il a collaboré avec son fils aîné, Gervais II, par exemple à Sainte-Anne d'Auray dans le Morbihan vers 1625. La dernière mention de Gervais Delabarre date de 1634 : il travaille alors à La Flèche dans la chapelle du collège des Jésuites et à Rennes pour le décor du palais du parlement de Bretagne.


Pierre Biardeau

Né en 1608 d'un père sculpteur, il quitte sa ville natale du Mans et installe son atelier à Angers, au milieu des années 1630. Il acquiert une grande influence dans cette ville et entraine l'émergence d'un nouveau foyer artistique, rivalisant avec les artistes manceaux.

L'église Saint-Vénérand de Laval conserve une Vierge à l'Enfant, un Saint Sébastien et un Saint Vénérand qui lui sont attribués et pourraient avoir été exécutés durant le bref séjour du sculpteur dans cette ville, au début des années 1630, avant qu'il ne s'installe à Angers. Il travaille en 1636-1637 pour les Augustins d'Angers et pour ce même ordre dans plusieurs villes, à Paris en 1647, à Poitiers dans le milieu des années 1660, à La Rochelle en 1665, à Montmorillon en 1667.

Il fournit également des sculptures au couvent de la Visitation et à la chapelle Saint-René à Saumur, ainsi qu'à l'abbaye de Fontevraud, où il prend la succession de Gervais I Delabarre, et, enfin, dans l'église des Ardilliers.

Parmi les autres œuvres attribuées à l'artiste, figurent par exemple une Vierge, dite Vierge de Nozay, qui ornait autrefois l'autel de la chapelle d'un manoir près d'Angers ou encore un Saint Michel terrassant le démon, dans l'église du May-sur-Èvre. L'influence de Biardeau se retrouve chez deux sculpteurs qui ont probablement effectué leur apprentissage dans son atelier : Noël Mérillon et Nicolas Bouteiller.

Nicolas Bouteiller

Né en 1630 dans une famille de vignerons de Mareil-sur-Loir, près de La Flèche, il bénéficie de la présence des Jésuites qui fondent leur collège au début du XVIIe siècle.

Bouteiller installe son atelier à La Flèche et travaille pour les églises et monastères de cette ville et de ses environs immédiats, à l'exception de quelques commandes passées à Angers. Il fournit au moins deux autels pour l'église des Jésuites, dont celui de la chapelle de la Passion, en 1680, où figuraient une Mise au tombeau en ronde-bosse et une Descente de croix en relief. Il réalise les sculptures mais dessine aussi les retables dont l'exécution a été confiée à des maîtres maçons. Si le décor des Jésuites a disparu, ce n'est pas le cas d'autres retables encore en place, à Bazouges-sur-le-Loir (1673) et à Avoise (1680) notamment.

D'autres retables de l'artiste ont été détruits à Sainte-Colombe, au Lude, à Bailleul ou encore à Baugé. Parmi les œuvres réalisées de façon certaine par Nicolas Bouteiller, on peut citer une Vierge à l'Enfant (1666), une Éducation de la Vierge et une Sainte Colombe dans l'église de Sainte-Colombe à La Flèche, un Saint Martin à Luché-Pringé (1668), un Saint Pierre à Bazouges-sur-le-Loir (1673), une Adoration des bergers en relief à Aubigné-Racan, que le sculpteur avait entreprise à la fin de sa vie et qui sera achevée par son fils, Nicolas II.
Pour d'autres œuvres, l'attribution à Bouteiller a été proposée : les statues du maître-autel d'Avoise, plusieurs sculptures dans les églises de Bousse, Mansigné, Saint-Germain-d'Arcé, Savigné-sous-Le-Lude ...

Pierre Corbineau

Neveu de Jacques Corbineau qui dirige le chantier du Parlement de Rennes, il profite du vide laissé par la mort de son oncle et travaille au retable de La Flèche. En 1656, il fournit les plans du couvent des Ursulines de Châteaugontier, quelques années après la construction du maître-autel des Ursulines d'Angers.

Antoine Charpentier

Sculpteur originaire de Tours, il travaille à Angers en 1642 à la chapelle Notre-Dame-sous-Terre et termine le maître-autel des Ardilliers de Saumur commencé par Pierre Biardeau.

Sébastien-Johann Leysner

Né en 1728 dans la principauté de Würtzbourg, il s'installe à Paris dès 1745 et arrive en Anjou en 1758. Il travaille pour la clientèle de l'abbaye du Ronceray et celle du Chapitre de la Cathédrale. Il œuvre notamment dans l'église de Martigné-Briant et les cathédrales de Nantes et de Luçon. Dans son atelier se sont formés des élèves comme Gledu, Bara ou Brideau.

Denis Gledu

Né à Bouchemaine en 1754, il réalise en 1777 plusieurs statues à Saint-Lézin d'Aubance : une Pietà, Saint-Lézin, Saint Nicolas et une Vierge à l'Enfant. Les deux seules statues qui lui sont attribuées avec certitude par source sont le saint Jean et le saint Joseph de la chapelle des Landes à Saint-Lézin d'Aubance réalisés en 1777 aux frais du curé Nicolas Clément Boussicaud. Il s'inspire des sculptures de Biardeau de la chapelle de la Barre. Marié à Angers en 1781, on le retrouve à Troyes en 1792 où habitait son beau-frère et il meurt à Châlons-sur-Marne en 1831.

 
© 2005 - Inventaire général, ADAGP/SDI, Département de Maine-et-Loire
Toute reproduction des documents est interdite.