Le rendu de cette page n'est pas optimal dans le navigateur Internet Explorer 8 et ses versions antérieures. Afin de profiter pleinement de cette page, utilisez Internet Explorer 9 ou supérieur, ou un autre navigateur tel que Mozilla Firefox, Opera ou Google Chrome.

Roi de France en Anjou

Ensemble d'émaux champlevés

Les émaux champlevés

XIIIe siècle
Collection privée

Ensemble d'émaux champlevés du début à la fin du XIIIe siècle, collection particulière. Cl. E Vacquet, Département de Maine-et-Loire

flèche précédente flèche suivante

L'art de l'émail champlevé sur cuivre connait à partir du XIIe siècle un essor qui ne se dément pas au siècle suivant. Vraisemblablement pour des raisons de proximité, c'est en Limousin que les Angevins s'approvisionnent.

À côté des objets utilitaires, liturgiques ou laïques, l'Anjou privilégie deux types de commandes : les crosses (épiscopales ou abbatiales) et les monuments funéraires. Les premières rejoignent la typologie des œuvres fréquemment produites.

Les seconds, aujourd'hui plus rares, ne sont malheureusement connus que par des dessins du XVIIe siècle. Le plus ancien exemple semble être le monument funéraire de l'évêque Ulger (mort en 1149), sans doute commandé à la fin du XIIe siècle, à la suite de graves dégâts ayant touché la cathédrale ; composé de 26 plaques représentant le Christ, l'évêque, les apôtres et les membres du chapitre, il reste tout à fait exceptionnel. Par la suite, les évêques Guillaume de Beaumont (mort en 1240) et Michel de Villoiseau (mort en 1260) auront pour sépulture une assez grande plaque émaillée formée d'un gisant, reposant soit sur un semi de fleurs de lys soit sur un fond quadrillé orné de fleurons.