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Roi de France en Anjou

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Les reliquaires

calice

Reliquaire du manteau de Saint-Louis - CHU d'Angers
E. Vacquet

Généreusement distribuées par ses proches dès le lendemain de sa mort, les reliques de Saint Louis ne figurent pourtant pas parmi celles recensées en Anjou avant le XVIIe siècle, quand quelques uns de ses ossements sont vénérés à la cathédrale d’Angers. Sauvegardés pendant la période révolutionnaire, ils sont insérés dans un nouveau reliquaire commandé à l’orfèvre parisien Renaud en 1838. La représentation du roi croisé, revêtu de son armure, hiératique est alors choisie.

En revanche, réalisé quelques années plus tard, le reliquaire du manteau du roi s’écarte de cette sévère vision, lui préférant celle du roi revêtu d’une tunique mais portant le sceptre et la couronne royale, offrant l’image de la Sainte Chapelle de Paris. C’est la traduction d’un geste mémorable du roi, celui du l’achat de l’une des plus insignes et des plus précieuses reliques de la chrétienté, la couronne d’épines du Christ.

Dessiné par Viollet-le-Duc, réalisé par l’orfèvre parisien Placide Poussielgue-Rusand en 1862, le reliquaire de la sainte couronne d’épines aujourd’hui exposé dans le trésor de Notre-Dame de Paris, a été interprété pour soutenir la croix reliquaire offerte par l’archéologue et custode Louis de Farcy à la cathédrale d’Angers en 1872. Le socle est identique et associe les trois protagonistes de la vénération des reliques de la Passion : sainte Hélène mère de l’empereur Constantin, qui découvrit la croix du Christ, Baudouin II de Courtenay, dernier empereur latin de Constantinople qui vendit la couronne d’épine à Saint Louis, puis le roi de France tenant entre ses mains la relique qu’il protège par un voile huméral.